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Biographie de
Georges Dupont de Terwagne


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Un visage au regard vif, voire malicieux, esquissant un léger sourire car un pan du rideau se lève déjà …
Un homme élégant, concentré derrière son bureau qui a souvent dû le voir penser, chercher des phrases et des mots…
Un passant, au célèbre chapeau mou, arpentant les boulevards de Paris …
Un vieillard, au visage serein, accroché au bras de sa nièce le liant ainsi à sa famille belge …
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Qui donc était Georges Dupont de Terwagne ?
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Cette exposition, conçue et réalisée par le Cercle Historique et Culturel de Terwagne en étroite collaboration avec Mme. Nadine Cobut-Alexandre, sa nièce, vous propose de le découvrir en parcourant les tableaux retraçant sa vie, son œuvre et l’héritage culturel qu’il nous a laissé.
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Georges naît à Terwagne le 14 décembre 1908.
Ses parents, Joseph Dupont (Ph.3) et Julie Lawalrée (Ph.4) y exploitent une petite ferme ainsi qu’un hôtel (Ph.5).
Survient la guerre 1914-1918, le père est déporté en Allemagne et la mère émigre à Arlon.
Le jeune Georges est confié à la garde du chanoine Balthasart, son parrain.
C’est ainsi qu’il se retrouve au collège St. Roch à Ferrières pour y suivre le cycle complet d’humanités anciennes (Ph.6). A l’issue de celles-ci, il étudie le droit durant deux ans à l’université de Louvain.
Cette ville de Louvain aura peut-être été le tremplin de départ de la vie littéraire de Georges Dupont qui y retrouve régulièrement des amis congressistes (Ph.7), se lance dans la poésie avec la publication de ” Poèmes sans fil ” (Vitrine).
Le jeune homme a de l’appétit et des rêves plein la tête (Ph.8) … C’est Paris qu’il lui faut !!!
Ce sera chose faite en 1928; il tentera l’aventure malgré les nettes réticences de son chanoine de parrain (Doc.9).
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Il n’a que dix-sept ans et le démon du théâtre le taraude déjà. Il crée ainsi à Terwagne en 1925 ” L’enfant du Monde ” un drame en 3 actes qu’il écrit sous le pseudonyme de Sully Georges. Il est lui même le régisseur du spectacle, mais sous le nom de Georges Dupont.
Quant à la distribution, elle ne présente pratiquement que des acteurs Terwagnais: c’est le Cercle St. Georges.
Beaucoup de plaisir pour cinq, trois ou deux francs (Doc.10).
Huit ans plus tard, en 1933, après plusieurs séjours à Paris, il revient à Terwagne avec sa compagnie ” Comoédia” qu’il dirige sous un nouveau pseudonyme … celui de Max Hamel cette fois.
C’est pour y présenter une autre comédie dramatique qu’il a écrite ” La plus belle fille du monde” et signée Georges Dupont de Terwagne (Doc. 11-12 et 14).
Notre Max Hamel se charge de la décoration de la seconde comédie programmée ce 29 Janvier (Doc.12).
Son répertoire s’étoffe petit à petit et la présentation de ses œuvres théâtrales figure déjà sur les programmes (Doc.13).
Alors !!! Sully Georges ? … Georges Dupont ? … Max Hamel ? … Georges Dupont de Terwagne …?
Notre artiste se cherche … et Terwagne est-il digne de Paris ?
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Paris … me voici !

C’est qu’il est déterminé notre ami Georges … à le voir ainsi juché sur les toits (Ph.15).
Pas de perte de temps … et la Gazette Littéraire du 15 Septembre 1932 publie, elle aussi, la même pièce de théâtre.
Dupont de Terwagne commence à se faire connaître.
(Doc.16 et 17)
Un autre hebdomadaire littéraire ” Les feuillets bleus” dans son édition du 21 Mai 1932 offre au lecteur une nouvelle écrite par Max Hamel cette fois et qui la dédie aux jeunes filles condruziennes. A travers ces lignes, l’amour de la campagne refait surface (Doc.18 et 19).
Quelques mois plus tard, en Février 1933, c’est toujours la Gazette Littéraire qui propose de nouveau une comédie de Dupont de Terwagne : ” Un homme célèbre” .
Et Georges … ne le deviendrait-il pas aussi ?
(Doc.20 et 21)
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Georges est donc à Paris. Mais il n’oublie pas sa Belgique natale puisqu’on le voit aussi de temps à autre à Terwagne, à Louvain et même à Spa.
Poète dans l’âme, il crée dans cette ville le ” Festival de la Poésie” qui consacre le ” Prince des poètes” .
C’est à cette occasion qu’il rencontre Simone Maître.
Elle est Française, née à Londres et habite la ” Villa du Donjon” dans le Bourbonnais (Doc.22 et Ph.27).
Elle a les cheveux châtains, les yeux bleus et le teint clair (Doc.23)… tout ce qu’il faut pour allumer notre jeune artiste qui tombe sous le charme de cette très jolie femme. (Ph.26)
Est-elle femme de lettres, romancière ou compositeur ?
(Doc.22 et 25) Peu importe ! Elle cultive les même passions que celles de Georges qui l’épousera en 1934 (Ph.28).
Le couple sera-t-il harmonieux et complémentaire ? L’histoire nous l’apprendra …
Ce qui est sûr cependant, c’est la complicité qui s’installera entre eux. Simone, qui prendra rapidement le nom littéraire de Simone de Tervagne, aimera le village natal de son mari et y séjournera à maintes reprises (Doc.24).
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On ne peut pas vivre que d’amour et d’eau fraîche !!!
Et Paris est une faune dans laquelle il faut sans cesse jouer des coudes et tenter d’enfoncer des portes.
Georges Dupont continue d’écrire des poèmes. Il est aussi correspondant pour certains journaux belges et il se répand dans des périodiques français par le biais de nouvelles comme celle parue dans ’’Cassandre’’ et intitulée ’’Du côté des Dieux’’ (Doc.29).
Et Simone ? Elle a choisi le créneau ’’ Cinéma ’’. Pas comme actrice, mais bien comme …critique. Elle rencontre des vedettes d’époque, les questionne et rédige ensuite des articles qui paraissent entre autres dans l’hebdo-cinéma ” Festival” (Doc.30). Il lui arrive aussi de recueillir les sentiments de personnages en vue de la chanson (Ph.31) qui lui expriment leur naïveté un peu déconcertante (Doc.32).
Dans ce domaine qui lui réussit, Simone passera à la vitesse supérieure et écrira pour ” Ciné Monde” … ce qui sera beaucoup plus rentable et donnera au couple une assise financière qu’il recherche avidement.
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On serait bien tenté de le croire en regardant ces quelques clichés
- En bord de mer, dans une pose déjà un peu légère
pour l’époque (Ph.33)
- Une petite ’’ trempette ’’ dans le lac (Ph.34)
- Promenade en ville (Ph.35)
- Avant ou après le ’’resto’’ (Ph.36)
- Ballade en forêt (Ph.37)
- En tenue de touriste … pour ne rien oublier (Ph.38)
Georges et Simone semblent filer le parfait amour …
Et même bien des années plus tard, nous les retrouvons dans leur appartement parisien (Ph.39) ou sur les boulevards en compagnie d’un ami venu leur rendre visite (Ph.41).
Et cette fleur ? … C’est pour toi, Georges…(Ph.40).
Franchement, voila un couple modèle… et sans histoires… Et bien, pas vraiment !
Notre Georges est très sensible à la gent féminine. De plus, le milieu dans lequel il évolue est fertile en ’’occasions’’.
Et voici Valérie Moroy (Ph.42) qui croise son chemin. Elle anime l’émission ’’ Gaby Morlay parmi nous ’’ (Ph.43). Georges en tombe rapidement amoureux; il en fera sa maîtresse.
Et oui Simone, quelle désillusion ! … Et comme tu as raison de l’écrire au verso d’un de tes premiers portraits
( Ph.44et45).
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Le petit garni que louait Georges dès son arrivée à Paris sera vite oublié. Le couple voit beaucoup plus grand et met bientôt le cap sur la Côte d’Azur… à Nice plus précisément. Georges et Simone y font bâtir la ’’Villa Poéma’’ (Ph.46-47 et 48) et seront ainsi les voisins de la célèbre actrice Gaby Morlay. Cette villa a vraiment fière allure (Ph.49) et leur limousine garée devant ne dénote absolument pas (Ph.50).

Tout baigne pour nos artistes: Simone écrit des romans (vitrine) et fait du reportage cinématographique; Georges continue à faire des vers, des articles de journaux et des pièces de théâtre, dont plusieurs radiodiffusées.

Mais les journées s’assombrissent et la guerre éclate en 1940. C’est le retour forcé à Paris deux ans plus tard et l’installation à l’hôtel, au 38 rue des Saints Pères, dans le quartier des Artistes, à deux pas de Saint-Germain des Prés. (Ph.51)
 

C’était en principe une situation provisoire… elle durera jusqu’en 1955, année au cours de laquelle Georges et Simone font l’acquisition d’un superbe appartement situé au dernier étage d’un ancien hôtel particulier de la rue Say, proche du quartier de Montmartre (Ph.52).

Intérieur cossu, meubles et tableaux… quel plaisir d’y recevoir sa famille (Ph.53). Bien des années plus tard, en 2000, ce luxueux appartement sera vendu pour une somme bien rondelette (Ph.54). Simone est en effet décédée en 1992... et Georges a épousé… sa maîtresse l’année suivante!

Cela ne commencerait-il pas à ’’sentir le roussi ’’?.C’est dans un tout autre environnement que nous le retrouvons 
l'avenue Mozart
(Ph.55) … Grandeur… et décadence

Paris pour son côté magique, Nice pour son soleil et la mer … que manquait-il ? La montagne et la neige pardi! Ce sera la Suisse et Saint-Gervais. Un peu vieillot ce chalet… mais quel coup d’œil sur les cimes enneigées (Ph.56).Qu’en penses-tu Simone ?… et si nous le remettions en bon état (Ph.57) il aurait fière allure (Ph.58). Il n’y a qu’à le dire et le vouloir … et la métamorphose apparaît. Hum… nettement mieux! (Ph.59). Allez… suivez le guide pour admirer l’intérieur: un bon feu de bois dans l’âtre… une cuisine rustique…et un coin repos et lecture (Ph.60-61 et 62). Ah ! Qu’il fait bon vivre…
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Revenons au littéraire et au théâtre de notre ami Georges.
La télévision donne un coup de pouce à notre homme et les acteurs, Henri Labussière, Gérard Barray et Annie Sinigalia ne sont pas les premiers venus (Doc. 63).
Cette pièce ” Je viendrai comme un voleur” traduite dans la langue de Goethe, fera l’objet d’une représentation dans un grand théâtre en Allemagne (Doc. 71).
L’espoir, Nice-Matin, l’Echo de la Côte d’Azur et le Provençal en parlent avec beaucoup de considération. ” Magic Hôtel” a tout pour faire un tabac !!! (Doc. 64). Regardez donc le décor et les personnages de cette autre pièce en pleine représentation (Ph. 66 et 67).
C’est comme si vous y étiez !!!
Double création en l’espace de huit jours pour ” Turquoise” … à Enghien, en région parisienne et au Casino Municipal de Nice. Ici encore, les critiques sont élogieuses et Marie-Claude Mestral en récolte une large part pour sa brillante interprétation (Doc. 65).
Allez Georges ! Voila que ton théâtre franchit la Méditerranée et s’écoute à Alger (Doc. 68). Mieux même, il atterrit au Mexique et est traduit en espagnol (Doc. 69) même si à Madrid, il ne fait pas l’objet d’un même intérêt immédiat (Doc. 70).
C’est cela le théâtre !
Il faut convaincre en permanence …
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La troupe locale ” La Pair d‘As ” sous la houlette de Philippe Godefroid interprète ” Pique-nique en Ville” probablement la meilleure pièce de Georges Dupont de Tervagne. ( … Cette fois, son nom est définitivement trouvé … et ne changera plus ).
Pour vous convaincre de la qualité de cette œuvre, lisez plutôt ce qu’en dit la presse suisse et parisienne. Notre auteur n’est ni plus ni moins comparé qu’à Courteline ou à Feydeau. (Doc. 72-73-74 et 75)
Tant Marie-Claude Mestral (Ph. 78) qu’Anne-Marie Carrière (Ph. 79) et sans oublier l’extraordinaire Denise Grey furent des comédiennes qui ont fait vibrer le public avec ce vaudeville joué plus de 300 fois au théâtre du Palais Royal à Paris.
Anne-Marie Carrière conversant avec Georges Dupont (Ph. 80) arrêtera à regret l’interprétation et elle le communique à l’auteur dans une lettre écrite de sa main en Juillet 1973.
(Doc. 76 et 77)
En Décembre 1979, c’est le quotidien ” Le Soir” qui annonce la représentation du vaudeville endiablé au Théâtre du Méridien (Doc. 81).
Etes-vous convaincu ?
Ne manquez donc pas le spectacle où le rire et la bonne humeur sont garantis !
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Simone, femme de bon goût, élégante et très éveillée à toute forme d’art (Ph. 82), proche de sa famille ( Ph.83 - en compagnie de son frère au lendemain de la guerre), sera la complice idéale de Georges qu’elle ne manquera jamais de ” pousser” tout au long de leur parcours commun.
En compagnie de son mari, elle reviendra à plusieurs reprises à Terwagne. On la voit ici avec les petites filles de la ferme Martin-Mouha (Ph. 84), sur le pas de la porte avec la tante Angeline (Ph.85) et posant en artiste qu’elle devient déjà (Ph. 86)
Tout comme Georges, elle non plus n’oubliera jamais Terwagne au point de l’associer à son prénom dans le patronyme littéraire qu’elle choisira.
Romancière, compositeur, critique-cinéma ?
Cette question a déjà été posée; la réponse vient en son temps: elle est tout à la fois. Ses romans d’époque auront un certain succès. Nous la retrouvons dans une maison d’édition lors d’une séance de dédicace (Ph. 87 et 89).
Toutefois, un des tournants de sa carrière d’écrivain sera sa rencontre avec Madame Fraya ( Valentine Dencausse 1873-1954), la voyante la plus célèbre du vingtième siècle.
Simone la consultait, à titre personnel, pour traquer sa superstition ou pour se rassurer quand le besoin s’en faisait sentir. Une étrange complicité s’est installée entre elles et a débouché sur une indéfectible amitié.
Madame Fraya, qui a lu dans les mains de milliers de personnalités telles que le Président Raymond Poincarré, le fantasque Sacha Guitry …ou le Prince Youssoupoff de la famille impériale de Russie … et assassin de Raspoutine, confiera beaucoup de ses petits secrets à Simone.
Très interpellée, celle-ci les rassemblera après la mort de la voyante dans un livre étonnant, voire ahurissant, intitulé: ” Madame Fraya m‘a dit …” (Vitrine et Ph. 88).
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Le collier magique

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En 1900, l’écrivain Pierre LOTI rapporta des Indes un étrange objet: le collier de la Déesse des Faveurs. Ce talisman fut offert à la célèbre voyante Fraya avant d’être acheté en salle des ventes par Simone de Tervagne à la suite d’une séance rocambolesque (Ph. 90).

De multiples expériences le prouvèrent: le collier magique émettait des radiations bénéfiques dont profitèrent de nombreuses personnalités comme Marcel Proust, Colette, Michel Simon, Ingrid Bergman, Sophia Loren …

Devenue spécialiste des problèmes de clairvoyance, Simone de Tervagne a voulu en savoir plus; elle a entrepris une enquête concernant bijoux et objets de grande valeur dont certains sont dangereux à conserver ou à manipuler.

Prenez donc garde … Monsieur Michel Simon (Ph. 91) et si les vertus que vous y avez trouvées sont de nature à intéresser un journaliste, vous avez raison de le rendre à Simone car Marina Vlady veut aussi sa part …(PH. 92).

Cette enquête a ainsi fait l’objet de la rédaction et publication d’un livre que Simone dédicace avec bonheur et fierté (Ph.93-94 et vitrine).

Alors … Mystère… Fumisterie ?

En attendant, Pierre Loti s’interroge, les vedettes courent et Sophia Loren prépare … sa maternité (Doc. 95).
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Des copains ? … des amis ?… ou des collègues ?

Sans doute, un peu tout à la fois !

Partons à leur rencontre …

Gaby Morlay, leur voisine à Nice, qui lancera en quelque sorte leur carrière.

Frédérique Hébrard et son mari Louis Velle (Ph. 97).

Cécile Aubry à l’extrême droite (Vous souvenez-vous de Medhi et du feuilleton télévisé Belle et Sébastien ?) ( Ph.98).

Maurice Chevalier, le fidèle ami de la maison (Ph. 99) .

Le truculent Michel Simon préparant une fondue savoyarde (Ph. 100) .

Juliette Greco et sa petite Laurence (Ph. 101) .

La belle et secrète Michèle Morgan à la dédicace (Ph.102) .

Et la sulfureuse Jeanne Moreau au sourire envoûtant (Ph.103) .

Georges et Simone les ont tous et toutes côtoyés pour le plaisir ou pour le travail.

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Entrez donc dans la ronde à leurs côtés et tentez de les reconnaître !

Il y a la superbe Simone SIGNORET ( Ph.104).

Jean MARAIS, le roi de la cape et de l’épée (Ph. 105).

Marie-Claude MESTRAL qui a beaucoup joué avec brio Pique-nique en ville (Ph. 106).

Serge REGGIANI en acteur de théâtre (Ph.107).

Un mystérieux Jean-Pierre AUMONT (Ph. 108).

La mythique Brigitte BARDOT (Ph.109).

Encore Michel SIMON coiffé d’un singe (Ph. 110).

Francis LOPEZ, créateur de célèbres opérettes (Doc.111).

Edwige FEUILLERE, la prestigieuse dame de la scène française (Ph.112).

Le couple Danielle DELORME et Daniel GELIN ( Ph. 113), pour finir par le savoureux Robert LAMOUREUX en compagnie de la môme PIAFF (Ph.114).

Que de vedettes !

Pour Georges et Simone, c’était vraiment le TOUT PARIS .

Tout compte fait, puisqu’ils en portaient le nom, leur ont-ils seulement parlé de TERWAGNE ?
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Voilà ! Vous en savez déjà beaucoup à mon sujet.

J’ai eu une vie copieusement remplie et il est inutile de nourrir des regrets.

La trentaine bien entamée, j’étais déterminé à ne vivre que pour le théâtre et la littérature, loin de mes racines. (Ph.115) Plus tard, j’ai continué à prendre beaucoup de plaisir à la lecture (Ph.116) et en toute fin d’existence, j’en ai fait le bilan. (Ph.117)

J’ai souvent dû batailler ferme pour que mon nom ne disparaisse pas dans ce monde difficile (Doc.118) et je lègue à tout qui le voudra un héritage littéraire comme le montre ce répertoire incomplet.

(Doc.119)

J’ai beaucoup aimé mon village natal de Terwagne au point de projeter d’y rapatrier mes cendres après ma mort. (Doc.120) Peu avant celle-ci, j’y suis encore revenu…mais je n’ai pas reconnu l’Hôtel Dupont ! Très chic chez Laurence ! (Ph.121)

Les horribles paroles de Valérie (Doc.122) ainsi que ses agissements indignes d’une épouse ont considérablement terni mes derniers jours. Je suis parti dans un grand dénuement…

Que reste-t-il de Georges Dupont ?

…quelques droits d’auteur (Doc.123)et mon nom gravé dans le marbre au cimetière du Père Lachaise où j’ai rejoint Simone (Ph.124)

C’est peu !

A moins que vous ne m’accordiez en plus votre bon souvenir…


Le dramaturge Georges de TERVAGNE (1908-2004), auteur de pièces et de vaudevilles. A cet emplacement se trouvent également les cendres de son épouse Simone de TERVAGNE (1911-1992), journaliste et femme de lettres auteure de nombreux ouvrages traitant de la voyance et du paranormal. Case 40 386.

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=183090


 

          



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